Derborence & Col des Essets
samedi & dimanche, 24 & 25 septembre 1994
Temps de marche effectif: sam. 5h [12km], dim. 5h [14km]
Altitude départ / max / arrivée: 487 / 2152 / 1070 m
Conditions: Samedi, situation de föhn; remarquablement chaud pour fin septembre.
Dimanche, ciel serein jusque tard dans l’après-midi.
Rendez-vous: Gare de Morges pour train de 08.16. Bienvenu à Raymond qui fait sa première sortie avec nous. Patrick nous rejoint à Lausanne. Jean-Samuel Héritier d’Ardon, qui s’était inscrit mais a dû renoncer pour raisons professionnelles, néanmoins attendait pour nous faire découvrir une jolie sente qui monte assez vigoureusement depuis Ardon, évitant la route goudronnée.
Déroulement: Merci Jean-Samuel de nous avoir assuré un bon départ. Il nous quitte à 890m, endroit où la route devient chemin serpentant à travers de multiples ravins plongeants qui entrecoupent les zones de forêt claire.
Enormément de lézards profitaient des conditions estivales. Plus haut, quelques taches de jaune et de rouge nous rappellent qu’effectivement l’automne a déjà commencé. Le cadavre d’un chamois malchanceux gisait au bord de la large vire. Notre paix fut interrompue par trois 4×4 et une moto, mais au-delà du Grand Dzeu nous fûmes seuls sur la voie devenue sentier piéton.
Il était 16.30 quand nous sommes arrivés à l’Auberge du Lac de Derborence (1480m). Après s’être désaltéré, le groupe a fait une promenade autour du lac, au travers de ce qui reste de la forêt primitive (réserve absolue). En ce moment il est tombé quelques gouttes de pluie. Le dortoir de l’auberge (fr20 la nuitée, petit déjeuner compris) était tout à fait convenable, avec balcon donnant sur le lac.
Grâce au changement cette nuit à “l’heure d’hiver” et le temps radieux du matin, le départ à 08.00 s’est fait allégrement. En montant vers le col des Filasses (2152m) nous nous trouvâmes en présence d’une immense harde de chamois. Même Hubert déclare n’en avoir jamais vu autant à la fois. Aux Filasses, un vent frais de l’est nous a contraint de pique-niquer plus bas parmi les blocs calcaires.
Comme il nous restait beaucoup de temps, Hubert offrit de montrer aux participants la petite gouille au col de la Poreyrette, et le chef offrit l’ascension de la Corde (2152m). Deux suivirent Hubert alors que le chef se trouva seul sur son sommet.
Entre La Vare, le Richard, Pont de Nant et Les Plans nous avons pris les sentiers de préférence aux chemins. Magnifique spectacle, cette série de cascades de l’Avançon en amont du capteur. Notre course se termina au Restaurant du Chamois pour attendre le car PTT de 16.50 en dégustant un excellent rosé bellerin sur un balcon au-dessus de ce même Avançon. Tout le monde semblait être bien content de leur excursion.