Col d’Emaney–Salanfe–Mex–St-Maurice

les samedi 8 & dimanche 9 juillet 1995
Temps de marche effectif:    sam. 7h15 [10km], dim. 6h30 [18km]
Altitude départ / max / arrivée: 1777 / 2462 / 414 m

Conditions:  Beau et chaud.  Quelques cumulus l’après midi.  Encore beaucoup de névés.

Rendez-vous:  Gare de Morges pour train de 07.16.  Patrick nous rejoint à Lausanne.

Déroulement:  La télécabine des Marécottes nous amène à la Creusaz vers 10h.  Etant donné l’abondance de neige il  faut renoncer à la traversée du Luisin.

Un aigle plane au-dessus de nous sur le joli sentier vers Emaney. La jonction de notre sentier avec le chemin d’accès aux pâturages reste encore sous un énorme cône d’avalanche.  Donc pas encore du bétail et peu d’excursionnistes pour admirer cette flore variée et abondante en train de ratrapper son retard.

En fait, nous rencontrons seulement deux alpinistes vaudois qui descendaient du col et un père et fils qui montent avec nous mais font demi-tour vers 2000m.  Les névés vers le haut de la montée exigent de la prudence et quelquefois un petit détour.  Nombreux pinsons de neige et accenteurs alpins.  Pique-nique prolongé au col (2462m) pour récupérer de cette tirée, puis la descente en direction du lac de Salanfe presque sans effort dans une superbe neige.  Après une flânerie au dessus du lac, nous atteignons l’auberge vers 17.30 pour être amicalement accueilli par notre chère Georgette.  Excellent repas et soirée en délassement agréable.

Départ sans bousculade à 07.45 pour le Col du Jorat (2210m), atteint vers 08.30 sous le regard de quelques chamois sur l’arête côté Gagnerie.  Dans la partie raide au début de la descente, la moitié extérieure du sentier est heureusement libre de neige.  Les participants sont mystifiés quand, vers 2030m, ils doivent quitter cette voie évidente pour se frayer un passage à travers la broussaille.  Mais aucun grognement n’atteint l’oreille du chef.  Et quand nous nous trouvons en moins d’un kilomètre dans une nature vraiment intacte de rhododendrons, pins, etc. à Sur Frête, ils sont d’accord que le détour en valait la peine.

Rencontre inattendu avec un groupe de  chasseurs et leurs chiens.  Une ‘pause café’ avant d’entrer dans la forêt avec vue sur la Cime de l’Est avec ses contreforts sauvages.  Nous retrouvons la voie normale à 1652m et entrons tout de suite dans un chaudière.  Tant l’eau dans le torrent de St-Barthélemy que l’on a dû placer provisoirement une passerelle en bois (rien sauf les immenses barrages n’y résiste longtemps).  Il semble d’ailleurs que l’on a baissé les bras devant la destruction causée par les éboulements au chemin sur la rive gauche menant à Mex.  En tout cas, ces pentes inférieures de la Pointe Fornet n’inspirent aucune confiance quant à leur stabilité.

A 12.45 nous voilà tous devant le Restaurant de l’Armailli à Mex (1118m) où une table a été retenue pour 13.00.  Nourriture bonne mais longue à venir.

Il a été préalabrement convenu que quiconque en a eu assez en arrivant à Mex pourrait terminer la course et descendre à St-Maurice en car PTT.  Malgré les températures caniculaires, seulement une participante profite de cette échappatoire.  Nous autres six prenons congé d’elle vers 14.15 et abordons la dernière étape.

C’est par un bon sentier en forêt que nous atteignons le torrent du Mauvoisin dont nous traversons les deux confluents, le Draversa et le Cleusey.  Passage obligé par une route goudronnée à Vérossaz (811m), puis un grand sentier en zig-zags nous permet l’atterrissage en douceur dans la plaine du Rhône (422m).  Quel bonheur!  La route vers la gare est déjà dans l’ombre de la falaise.  On se fiche de voir à une distance de 400m partir le train de 16.45.  Avec changement à Lausanne nous sommes quand même à Morges à 18.22, une heure avant Yvonne qui acceptait d’atteindre tout l’après-midi le bus à Mex.  Bravo à tout le monde pour sa volonté et sa bonne humeur.

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