Le Chasseron (1607m)
le samedi 4 mai 1996
Temps de marche effectif: 6h [12 km]
Altitude départ / max / arrivée: 770 / 1607 / 1066 m
Conditions: Frais. Brouillard à partir de 1300m avec averses de pluie, grésil et neige. Devenant assez beau à la fin.
Rendez-vous: Gare de Morges pour le train de 06.54. Patrick nous rejoint à Yverdon.
Déroulement: Au moment du stamm du vendredi, cette pluie dont nous avions tellement besoin pour la culture tombait en cordes. Décourageant pour les randonneurs, même si la prévision pour samedi donnait de l’espoir.
Effectivement, le lendemain il y avait des trous dans la couche de nuages, mais le haut du Suchet est bien blanc. Des rayons de soleil peignait la forêt au-dessus des gorges de l’Areuse en couleurs éclatantes. A mesure que nous montons le Val de Travers, l’aspect printanier évolue en reculade, et nous débarquons au terminus de Buttes (770m) à 08.51 dans la première petite averse. Café avec d’excellents croissants.
Montée de 400m en forêt, puis un deuxième café à la buvette de la Petite Robellaz devant un feu de bois. En montant vers le Crêt de la Neige (1425m) l’intervalle entre les averses s’amoindrit à nul, tout comme la visibilité, et la couche de nouvelle neige masquait les anciens névés. Quelques chamois en évidence. Le sommet est atteint vers 12.20, et vu les conditions peu confortables les participants se dirigent volontiers vers l’hôtel dernièrement réaménagé. A cette heure de pointe il y avait deux autres marcheuses hardies à table. On nous sert une bonne soupe et un délicieux vin rosé valaisan pour agrémenter nos piques-niques. A la descente la voie est évidente—on longe le bord des Petites Roches côté droit. Heureusement la précipitation s’estompe.
André commence à se sentir chez lui (il a vécu quelques années à Sainte-Croix), et manifeste un désir fou de monter à un autre sommet, celui du Cochet (1483m), décrivant avec enthousiasme le panorama dont on y jouit. Au col en-dessous, étant toujours dans l’épais brouillard, nous autres sommes quelque peu sceptiques, mais par un vote pour, contre quatre abstentions, André arrive à ses fins. Evidemment pas de vue. Mais à la suite tout change. Apparition des gentianes en fleur, déchirage des nuages bas et un timide soleil. Train de 15.34 pour Yverdon—pittoresque parcours—où Patrick retrouve sa machine et nous continuons avec les CFF pour arriver à Morges à 17.04.