Jeur Brûlée (1530m)
le samedi 8 juin 1996
Temps de marche effectif: 7h [11.5 km]
Altitude départ / max / arrivée: 430* m / 1530m / 450m
*En l’occurrence 925m
Conditions: Beau et très chaud.
Rendez-vous: Gare de Morges pour le train de 07.16. Patrick et Michel y montent à Lausanne, et Charlette, qui vient du Pays d‘Enhaut, nous rejoint à la gare de Vernayaz.
Déroulement: Suite au changement de l’horaire CFF de dimanche passé, nous atteignons Vernayaz en changeant de train à Martigny au lieu de St-Maurice, mais presque à l’heure prévue. Il est décidé que tout le monde monte en téléphérique de Dorénaz à Allesse, ce qui nous donne l’occasion de boire un café en attendant le départ à 09.15.
Au hameau d’Allesse, profitons de la dernière fontaine pour remplir la gourde. Nous prenons les raccourcis entre les lacets de la route qui mène à Champex, puis trouvons le sentier des Follatères que nous quittons aussitôt pour suivre celui moins parcouru et capricieux qui mont à Jeur Brûlée. La flore belle et variée est appréciée par chacun(e). A un endroit seulement devons-nous faire un peu de gymnastique là où un gros arbre est tombé à travers le passage dans les rochers.
Vers 1350m nous sortons sur le chemin carrossable qui par d’innombrables lacets monte l’échine qui fait la limite entre le bas Valais et le Valais central, le fameux coude de la Vallée du Rhône. En prenant les raccourcis nous arrivons à la plateforme charmante de Jeur Brûlée à 11.30. Quelle chaleur! Heureusement il y a de la place pour tout le monde à l’ombre des pins, même sans abîmer ces dernières et fatiguées pulsatilles des montagnes.
Comme la télécabine nous a économisé du temps et de l’énergie, Lili accepte généreusement de garder nos sacs pendant que nous autres suivons la crête un peu plus haut. Le sentier vers Sex Carro est délicieux, et c’est avec regret, pensant à la longue descente devant nous dans la fournaise en bas, que nous faisons demi-tour à un belvédère vers 1730m. Les Dents du Midi percent les cumulus bourgeonnants mais tous les grands sommets se cachent quelque part derrière la brume. La vue est quand même impressionnante.
Réunis avec Lili et nos sacs, nous retraçons nos pas de la montée pendant une quinzaine de minutes, puis à 1350m bifurquons à gauche dans la forêt légère jusqu’aux premières vignes du Mayen Loton à 900m, et de là de chemin en chemin par les raccourcis au village de Branson. Il est 15.25, donc juste le temps d’avaler une bière panachée ou autre désaltérant au Café des Follatères avant de descendre pendant cinq minutes encore à la grande route pour le car PTT de 15.45.
La chaleur à Martigny est tempérée par le vent inéluctable qui fait ralinguer bruyamment le store du café en face de la gare où nous nous installons devant la traditionnelle bouteille de Dôle blanc. Charlette part avec le train régional de 16.27 chercher sa voiture à Vernayaz, et nous suivons à bord le direct de 16.34. Je pense que tout le monde est rentré chez eux avant 18h et c’est bien, puisqu’à 18h25 éclate sur Morges l’Orage de l’Année, avec gros dégats à Vaulion.