Simplon au Vispertal

27 & 28 juillet 1996
Temps de marche effectif: dim. 8h [17.5km]
Altitude départ / max / arrivée: 2005 / 2781 / 1890 m
[Les dames:   2005 / 2445 / 651 m]

Conditions:  Nombreux nuages, quelques averses, peu de vent.

Rendez-vous:  Gare de Morges pour le train de 07.45.  Michel nous rejoint à Lausanne dans l’Eurocité pour Brigue.

Déroulement:  Un orage matinal qui s’est manifesté dans le Chablais vaudois nous rattrape pendant la montée en car à l’Hospice du Simplon où nous débarquons vers 11h.

Accueil très cordiale du Père Gaillard qui nous montre notre dortoir de neuf places (trois sur trois).  Puis les participants sont libres pour se balader l’après-midi; six suivent le sentier en direction de la cabane Monte Leone (CAS Sommartel), mais à cause du brouillard font demi-tour au pied de la moraine; le chef qui ménage une tendinite et son épouse rôdent sur les pentes en face sans dépasser les 2300m.  Repas du soir bon et simple.  Le petit-déjeuner étant en self-service, on peut le prendre à l’heure qui convient.  La demie pension coûte fr38 par personne.

Au moment de notre départ à 7h25 dimanche, le temps semble le même qu’hier, mais peu ou pas de pluie pendant la nuit.  Nous suivons d’abord le sentier usé qui mène au Bistinepass jusqu’a une altitude de 2175m, où nous sommes dans le brouillard.  Comme la voie prévue vers le Magerlicke ne comporte pas de sentier, le chef sort sa boussole et se met à prendre l’azimuth, mais par bonheur les nuages se déchirent en ce moment et à travers des fenêtres nous pouvons apercevoir même les neiges étincellentes du Fletschhorn.

Ainsi encouragés par cette éclaircie passagère, nous avançons dans la bonne direction.  Bien que les conditions au Magerlicke (2439m) à 09.30 ce jour-là sont telles que l’on n’éprouve aucune envie de s’y attarder, presque tout de suite sur le versant qui domine le Nanztal nous sortons des nuages et de ce petit air frigorifiant et voyons la tête de la vallée et les montagnes en face baignées de soleil.  En suivant le sentier retrouvé, maintenant type corniche, Hubert chante sa joie.

Petite pause pour casser la croûte juste avant de gagner le plateau admirable d’Obers Fulmoos avec sa pièce d’eau.  C’est le supérieure des deux verroux qui ferment le Nantztal.  En quittant cette pelouse délectable, nous admirons au-dessus de nous un troupeau de ces belles chèvres noires à l’avant et blanches à l’arrière, la race Schwarzhalse, je pense.  En plus, nous avons la chance inouie de rencontrer, jouant parmi les cailloux, toute une famille de jeunes hermines qui ne montre pas de peur en présence de ces gros bipèdes échevelés.

Après être descendus du verrou par le petit sentier tortueux et quelquefois exposé, nous trouvons le poteau indicateur à 2420m.  Il a été convenu que nous déciderions ici en fonction des conditions si nous allions faire la traversée sur Gspon avec ces 400m d’efforts supplémentaires, ou suivre le Heidobisse jusqu’àu Gebidem et Giw.

Les deux dames élisent la deuxième, et nous nous quittons pour ne plus nous revoir avant de rentrer à la maison.  Pour une raison que j’ignore, il paraît que le car de 15.55 de Visperterminen à Viège est annulé, et elles sont obligées le prolonger leur marche sur un joli sentier jusque dans la vallée du Rhône à Viège même.

Nous les hommes nous mettons à l’attaque du sentier qui monte vers le Blausee, puis à gauche par une sente encore montante, pour aboutir en une heure et quart au lac pittoresque de Findletälli à 2719m.  Encore une pause autour de 13h15.  Le temps est plutôt gris maintenant, avec quelques gouttes.  Puis il nous reste à faire la dernière tirée au col de Lägunde Tschuggo (2781m) avec son faux-col agaçant.

La raide descente sur le chalet à 2418m a raison des genoux, surtout chez André.  A ce chalet isolé nous bavardons un moment avec un couple de jeunes étudiants qui gardent un troupeau de moutons, avant de suivre le sentier ravissant vers Bäüschbiele d’où nous voyons enfin le village de Gspon.  Marcel et André nous faussent compagnie et n’arrivent qu’une minute avant le départ de la cabine de 16.40, mais tout finit bien.  Les correspondances des transports publics ne nous laissent pas le temps de s’asseoir à un  café.  Dommage!  Heureusement il y a un trolley dans le train.

Et les dames?  Malgré leur itinéraire piéton étendu, les Lilianes sont à Morges une heure en avance de nous.  Bravo!

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