Les Agites & Joux Vertes (Corbeyrier à Roche)
le samedi 28 juin 1997
Temps de marche effectif: 7h [11.3km]
Altitude départ / max / arrivée: ≈980 / 1650 / 380 m
Pour Catherine et Christiane c’est l’initiation à ces randonnées. Soyez les bienvenues! Mes excuses à ceux qui ont essayé sans succès de s’inscrire par téléphone pendant la semaine.
Conditions: On a eu vraiment de la chance cette fois! Quelques heures de beau temps intercalées entre des jours et des jours de grisaille et de la pluie. Température idéale.
Rendez-vous: Gare de Morges pour le train de 07.44, destination Aigle, où nous sommes rejoints par Hubert venant de son chalet à Leysin.
Déroulement: Nous montons en bus par Corbeyrier jusqu’à Luan. Heureusement le café y est ouvert (moins heureusement, le rallye des Alpes allait passer par là).
L’équipe ainsi fortifiée suit la route jusqu’au point 1300m où, selon la carte, un sentier monte à droite dans la forêt sur une pente de 40°. Seulement ce sentier n’existe plus, chose dont le chef s’est bien gardé d’aviser les participants.
Avec un ou deux grognements pour la forme, tout le monde le prend du bon côté et s’embarque vers l’inconnu. Tout de suite après la route est envahie par les bolides tonitruants du rallye. Après trois quarts d’heure de durs efforts, nous émergeons enfin sur une plate-forme gazonnée à 1600m avec le beau chalet des Nombrieux.
Casse-croûte bien mérité. De là un vrai sentier passe au pied du Sex des Nombrieux pour aboutir aux prés des Agites. Belle vue sur le Léman, bien que les sommets chablaisiens portent tous un chapeau de cumulus. La végétation est bien avancée et le bétail déjà à pied d’oeuvre, créant des passages très boueux.
Courte diversion pour que les participants puissent faire connaissance avec le minuscule lac (1609m) en-dessous du Sex des Paccots. À 12h15 on pique-nique dans le pré juste au-dessus du chalet de Tompey avec cette splendide vue plongeante sur le haut du lac Léman. L’air est pur. On peut presque voir les grappes naissantes sur les vignes de La Côte.
Prochaine étape: l’ancienne écluse sur l’Eau Froide trois cents mètres plus bas. Un bon chemin mais avec d’innombrables clôtures barbelées, suivi d’un sentier vaseux et glissant, nous mènent au torrent et l’écluse de Joux Verte construit au 17e siècle pour chasser des troncs jusque dans la vallée du Rhône pour alimenter en combustibles les salines de Bex.
Juste en aval on a construit une nouvelle oeuvre hydraulique en béton muni d’un panneau solaire dont Marcel avait affaire quand il était employé par la CVE. Il est 14h15 quand nous repartons. Selon le poteau indicateur il faut deux heures pour atteindre Roche.
La route depuis en haut (Grand Ayerne) est goudronnée jusqu’à Joux Verte, mais en aval il s’agit d’un chemin charmant et quasiment à plat: un vrai plaisir pour les pieds. Un trou béant dans une planche du pont à 1242m était marqué—ou plutôt masqué—par une branche de sycomore. La petite bicoque à la Tête Ronde (1150m) signale la proximité de la descente raide et soutenue jusqu’en plaine. La présence de boue impose une certaine prudence, surtout aux virages des lacets. Au Pont de l’Egras (800m) un groupe de jeunes sont en train de ranger leur matériel après avoir fait des rappels dans la cascade. Comme le nom du torrent l’indique, ils ne l’avaient pas trouvé très chaud.
Sortant enfin de la forêt, nous nous apercevons que le ciel est maintenant couvert. Tant pis! Au plus grand embarras du chef, le café près de la gare de Roche est fermé! Nous accompagnons Hubert en train à Aigle, et en attendant un direct pour Lausanne nous étanchons nos soifs avec des chopes. La rentrée à Morges à 17.49 coïncide avec les premières gouttes de pluie.
Mes éloges aux participants pour leurs capacités, performances et esprit. Merci et Bravo!