Furka – Oberwald

Furka sommet (gare) à Oberwald (gare)

le samedi  9 août 1997
Temps de marche effectif:  5–6h [11.5km]
Altitude départ / max / arrivée:
160 / 2502 / 1366 m

Conditions:  Beau et très chaud.  Quelques petits cumulus en montagne.  Malgré des longues heures de voyage et un coût relativement élevé (Fr 69.30 par personne avec l’abonnement demi-tarif), cette excursion a trouvé faveur auprès d’un nombre inouï de personnes.  Vraisemblablement la montée de Realp à Furka dans un train à vapeur à crémaillère y était pour quelque chose.

Rendez-vous:  Gare de Morges pour le train de 06.09 qui fait correspondance à Lausanne avec le Pendolino de 06.42.  Hubert, descendant de Leysin, et le quatuor de l’Association des membres britanniques du Club alpin suisse (ABMSAC) mobilisé par Trevor, descendant de leur séjour au Lötschental, nous rejoignent à Brigue.  Michel et Olga sont en vacances à Münster (vallée de Conches) et nous trouvent à Realp.

Déroulement:  Il faut dire que la locomotive HG 3/4 No. 2 Gletschhorn avec son rame de cinq voitures fut contrainte de s’arrêter souffler quelques moments dans la première montée.
Un peu plus tard, plusieurs participants à leur tour font de même; car depuis la gare (provisoire­ment terminale, au côté uranais du tunnel de faîte à 2160m), la montée à pied jusqu’au col même de la Furka (2430m) fut assez sèche et sans sentier.  Pendant une pause nous regardons deux cordées qui descendent du sommet du Galenstock (3583m).

Mais une fois arrivée au col on oublie vite ses défaillances de pression.  Un sentier large et commode contourne la combe du Mutt à un niveau constant de 2500m environ, passant au pied du glacier et perçant quelques rochers, grâce sans doute à l’armée suisse.  On débouche sur une grande croupe herbeuse d’où il y a une vue splendide sur le glacier du Rhône, sur le massif Finsteraarhorn-Schreckhorn au delà du lac du Grimsel, et sur la longueur de la vallée de Conches avec tout au fond le Weisshorn et les Mischabels.

Tout le monde à Mutt

Tout le monde à Mutt

Nous descendons vers l’ouest la pente très douce de cette croupe, et pique-niquons langoureusement à environ 2350m, près de quelques rochers granitiques qui dominent un petit lac.
Il faut admettre que la descente jusqu’à Oberwald n’a rien de très engageant.  La croupe devient trop raide dans sa partie inférieure, donc on doit traverser vers une étable (Firbäch) dans le vallon au sud que le sentier descend avec lacets.  Dès 1900m environ ceci devient chemin, et à 1750m on a la possibilité de bifurquer à gauche pour trouver la télésiège du Hungerberg.

Glacier du Rhône & Galenstock

Glacier du Rhône & Galenstock

Peu de monde décide de continuer à pied, étant donné la fatigue, la chaleur et la crainte (sans fondement il s’avère) de manquer le train.  Il faut se bousculer car on nous fait savoir que la machine s’arrête à l’instant (17h).  En fait, nos piétons sont aussi vite en bas que ceux qui descendent assis contre paiement de Fr 6, et nous avons une bonne heure à l’hôtel Furka avant le départ du train pour Brigue à 18.36.

En ce moment Harry reçut dans l’oeil un minuscule cristal de schiste (ou quelque chose de semblable).  Nous sommes bien reconnaissants à John et Lili, tout deux expérimentés dans le domaine médical, de l’avoir délivré de sa douleur aigüe.  Nous voyageons de nouveau à bord le Pendolino entre Brigue et Lausanne, et débarquons à Morges à 21.49.

Il semble à ce que l’on m’a dit que cette randonnée ferroviaire et piétonne a été spécialement appréciée.

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