Randonne & Beudon
Dugny à Mazembroz (VS)
le samedi 25 avril 1998
Temps de marche effectif: 6h [11.9 km]
Altitude départ / max / arrivée: 1013 / 1393 / 465 m
Conditions: Soleil toute la matinée, puis des nuages arrivent de l’ouest. Très chaud pour la saison.
Rendez-vous: Gare de Morges pour le train de 07.09, destination Martigny avec changement à Lausanne. Michel et Hubert nous rejoignent en route.
Déroulement: Car PTT à 8h25 de Martigny pour Leytron, où pause-café à la boulangerie. Car Buchard jusqu’à Dugny (1013m), arrivée 9h40.
Le chemin part un peu au-dessus du village pour traverser le Salentse qui descend depuis la combe entre la Frête de Saille et la cabane Rambert. Une montée d’une heure nous amène à Plan Charrat (1320m). De là, un chemin, toujours praticable pour voitures pas trop délicates, continue à niveau à travers la pente rapide du Dailley avec un court tunnel. Ici les couches calcaires de la nappe de Morcles sont assises sur le socle cristallin dans l’ordre inverse de leur déposition qui date de 170 à 125 million d’années environ.
Arrivée à Randonne (où apparaît déjà du granit), les participants se soumettent facilement à la proposition du chef de faire une petite demi-heure d’effort non prévue au programme pour monter au Plan Lajeur (1512m) et son petit chalet entouré de beaux mélèzes. Comme il n’y a personne, nous nous installons à la table du jardin pour le pique-nique. Merci au propriétaire bienveillant! Nous avons une superbe vue sur le nord du massif du Mont-Blanc et les sommets qui l’entourent. Lili fait signe à Joseph et ses collègues qui font une course de ski autour de l’Aiguille du Chardonnet.
La descente commence à 13h avec d’abord un crochet au nord pour voir le vallon de l’Etra. Si pour quelques fleurs telles que pulsatilles de montagne, bulbocodes et autres crocus, nous sommes un peu trop tard, dans les prés autour du monument à l’ancien village de Randonne (ou Randonnaz, habité, sauf erreur, toute l’année jusqu’en 1930), le tapis de pissenlits bat son plein. De là, nous assistons à une avalanche sur la face SE du Grand Chavalard qui balaie le chemin entre le lac de Fully et l’Erié et va s’ajouter au débris dans le ravin de la Reuve.
Notre sentier mène à un endroit propice pour traverser le torrent de Randonne à gué, et bientôt nous passons le petit moulin à eau reconstruit par le village de Chibo. En dessous nous devons retraverser à gué la Randonne avant de trouver sur une courte distance l’ombre bienvenue des arbres. Ensuite il y a un escarpement que le sentier navigue en vires, menant enfin à la forêt de chênes et une descente assez raide. Personne en vue au vignoble de Beudon (qui s’étende entre 750 et 900m sur une croupe entourée de rochers) et nous y faisons une halte vers 14h30 à côté de la maison d’habitation pour nous désaltérer.
Pour gagner la plaine du Rhône depuis Beudon il y a deux sentiers, et les deux sont raides. Celui qui mène directement vers Mazembroz est le plus exposé, mais équipé d’un bon câble. Puisque les participants sont tous des piétons bien expérimentés, nous l’empruntons. L’inconvénient de l’autre, c’est qu’il aboutit à un arrêt de bus mais rien de plus. Réendossant nos sacs, nous trouvons plus bas dans le domaine Monsieur Jacques Granges qui nous salue cordialement et exprime ses regrets de ne pas avoir été sur place pour nous offrir un échantillon de son “Clos du ciel”. Toute sa production est rigoureusement ‘bio’.
Le départ du sentier n‘est pas très évident en ce moment. La descente vers la Randonne est en partie extrêmement raide et terreuse, mais une fois à l’autre côté du torrent sur le rocher, tout va bien. Nous sommes au Café de l’Union à Mazembroz à 15h40 avec cinquante minutes à combler avant le prochain passage du car pour Martigny. En apprenant notre itinéraire, un jeune de l’endroit insiste avec ses compliments à notre égard pour un tel exploit (à un tel âge mûr, sans doute).
Retour par le train prévu (18.11 à Morges). Encore une bonne journée ensemble. Merci de l’ambiance.