Aiguille de Baulmes (1559m) & Le Suchet (1588m)

Trois Villes à Baulmes

le samedi 13 juin  1998
Temps de marche effectif:  7h [17.7 km]
Altitude départ / max / arrivée: 906 / 1559 / 1280 / 1586 / 632 m

Suchet (à g) & Aiguilles de Baulmes

Suchet (à g) & Aiguilles de Baulmes

Conditions: Après plusieurs jours maussades, ce samedi était frais mais sec.  Peu de ciel bleu au-dessus de nous pendant la matinée, mais devenant beau l’après-midi.

Rendez-vous:  Gare de Morges pour le train de 08.15, destination Yverdon puis Trois-Villes, une halte à 900m, environ cinq kilomètres avant Sainte-Croix..

Déroulement:  L’arrêt de Trois-Villes est en pleine forêt sans route d’accès et sans buvette.  Avec nous un autre groupe de randonneurs y descend.

Pour impressionner ces gens-là, et afin d’aiguiser encore plus le tempérament de mes participants en manque de pause-café, je les oblige tout de suite à quitter l’unique sentier des lieux pour grimper sèchement pendant une vingtaine de minutes par un azimut de 270°.  Comme ça nous aboutissons au replat de Prayel où l’on retrouve chemins forestiers.
Prochain étape, le petit sentier dont les innombrables lacets permet de surmonter la pente devenant falaise et d’atteindre les pâturages du Mont de Baulmes d’en Haut. Il n’y avait personne, et nous nous trouvons en présence de plusieurs chamois qui paissent à côté d’un troupeau de vaches.  Première pause à la table d’orientation, mais le ciel s’est encombré de nuages bas, cachant le soleil et les Alpes.  Il fait frisquet.

Le sentier qui longe la crête des Aiguilles de Baulmes peut sembler interminable.  Il est rarement à plat.  Il nous faut une heure vingt-cinq minutes à partir de la table d’orientation pour arriver au point culminant.  Un bon pique-nique sur l’arête à quelques pas au-delà de la croix sommitale parmi les pins de montagne, abrité du courant de bise et avec une visibilité qui va en s’augmentant tout comme les taches ensoleillées du paysage.

Vers 12h55 nous descendons pour rejoindre la route au col de l’Aiguillon et l’empruntons pendant vingt minutes.  Arrivés à la bifurcation à droite du sentier, celui appelé ‘des crêtes’, il y a l’unanimité de volonté à continuer la course comme prévu, c’est-à-dire englobant le Suchet avec ses 308m à remonter.  Emportés par l’enthousiasme, nous laissons de côté le beau chalet-restaurant de Grange-Neuve et 45 minutes plus tard nous voilà au sommet qui domine celui des Aiguilles de Baulmes de 29 mètres.  Un parapentiste arrive au Suchet en même temps que nous, ayant fait la montée depuis le chalet homonyme.  La vue est assez belle.  Les petites aires sont moins aiguës.

Pour descendre à Baulmes nous suivons presque intégralement le fil de la large arête NE.  Le sentier qui serpente dans la forêt pour éviter des arbres longtemps tombés est joli comme tout.  À un moment donné nous voyons devant nous ce que je prends pour une faisanne de Colchide, et avec elle quatre ou cinq petits qui semblent moins grands que des moineaux mais qui volent déjà bien.  Un peu plus bas encore des chamois traversent notre chemin de gauche à droite.

Dernière pause de regroupement au pont sur la Baumine, puis le passage de ce village charmant jusqu’au restaurant Guillaume-Tell.  Les participants sont épatés d’apprendre que le course était de 17km avec environ 1000m de montée et 1280m de descente.  L’horaire est respecté, donc on a une bonne demi-heure pour étancher sa soif avant le train pour Yverdon à 17.52.  Nous sommes à Morges à 18.43.

Nouvelles pluies le lendemain.  La chance nous a souri encore une fois.

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