Tour de la Rogneuse
le samedi 17 juillet 1999
Temps de marche effectif: 6h 30 (9km)
Altitude départ / max / arrivée:
1490 / 2560 / 1490 m
Conditions: ‘Beau, avec formation de cumulus décoratifs en montagne, mais sans risque d’orage; température atteignant 30° en Valais’’. Ainsi disait Valérie Bovard à la téle vendredi soir. Cette prévision s’avère 100% juste.
Rendez-vous: Gare de Morges pour le train de 7.44 pour Martigny, sauf Franziska qui monte à Renens et Xavier qui se rende à Fionnay en voiture.
Déroulement: De Martigny un bus spécial nous amène directement au Châble, gagnant ainsi quelques minutes sur l’horaire. De ce fait nous prenons le café du départ là en attendant de départ du bus pour Fionnay.. Liliane Perry nous accompagne jusqu’à Lourtier pour faire sa propre balade à Sembrancher via Bruson.
La course début et se termine parmi des masses rouges de Fleurs-de-Jupiter ou Coquelourdes (Lychnis flos-jovis), espèce très localisée en Suisse. Le sentier vers le Dâ est bon mais la montée très raide. Quelques moments d’ombre fort appréciés dans le couloir.

Les Combins
Petit à petit les divers Combins se révèlent derrière nous. Il est autour de midi quand nous sommes à la bergerie de Severeu, mais le vrai pique-nique n’est prévu que dans deux heures. Toutefois, de courts arrêts permettent de boire, grignoter et reprendre son souffle. En amont de Severeu le fond du vallon et le torrent sont encore couverts par un névé étendu.

Pause près de Severeu
Depuis le Dâ nous pouvons enfin apercevoir 200m plus haut le Col du Bec d’Aigle, à environ 2570m le point culminant de la randonnée. [Ceci n’est pas le col plus évident et plus bas au pied nord-est de La Rogneuse, nommé Col du Chardon (2491m), lequel n’est que rarement utilisé de nos jours]. Nous suivons le sentier balisé blanc-rouge qui passe par des gazons de plus en plus raides. Arrivés au sommet, nous nous trouvons en présence d’une troupe, bien plus nombreuse que la nôtre, en train de se faire photographier. Comme la place est exiguë il y a embouteillage, ce qui n’arrange pas les choses pour quelqu’un qui a facilement le vertige!
La vue est splendide. Nous sommes presque au même niveau que le sommet de La Rogneuse (2573m). Après quelques minutes en seuls occupants du lieu, nous entamons la descente. Mon idée à l’origine était de pique-niquer sur le replat dit Momin (à environ 2500m), empruntant donc le sentier qui indique Col Termin & Mont Fort. Cependant, je n’avais pas pris assez en considération le temps supplémentaire nécessaire pour traverser tout ce chaos de blocs et de cailloux, et décide d’avaler ma fierté et de rebrousser chemin jusqu’au sentier direct pour le Lac de Louvie.
Nous sommes presque en bas quand nous croisons un randonneur solitaire à la montée. Il nous salue. C’est Patrick! Il est venu à Fionnay en moto et veut faire la course dans le sens opposé au nôtre.

Lac de Louvie
Toute une heure pour le pique-nique sur la rive est du lac, au grand dam d’un pêcheur de truites tout près. Personne n’insiste pour visiter la cabane/restaurant, et la descente sur Fionnay par le sentier très fréquenté est accomplie d‘un coup. Joseph remarque une autre plante assez rare: La Rhapontique scarieuse, ou Leuzée rhapontique, encore en bourgeon qui ressemble à un petit artichaut sur une tige d’une cinquantaine de centimètres. En fait, c’est vraiment le meilleur moment pour les fleurs ici. Patrick arrive en bas en même temps que nous. Les quarante minutes au café Le Mazot avant le bus ne sont pas de trop.
Franziska et Marie-Claude décide de rentrer en voiture avec Xavier. A ces trois personnes ainsi initiées à mes randonnées auprès du CAS, bravo pour l’effort et merci pour la compagnie animée. Pour nous autres, la rentrée est sans problème. Un guise d’hommage au canton de Valais, la demi-heure de battement au Châble est consacrée à la dégustation de la Dôle blanche.