Schwarzhorn (Faesilalp)

(Jeizinen à Goppenstein)

le samedi 8 juillet 2000
Temps de marche effectif:  7h30  (11 km)
Altitude départ / max / arrivée: 1520 / 2511 / 1216 m

Conditions:  Pas mal de nuages, mais aussi de belles éclaircies.  Deux petites averses de rien du tout.  Température idéal pour la marche.

Rendez-vous:  Gare de Morges pour le train de 06.09. La douzième inscrite loupe le train de peu.  Dommage!

Déroulement:  Nous rejoignons Michel et Patrick à Lausanne dans le train pour le Valais.  Aujourd’hui tout le monde a sa carte journalière CFF et ce n’est qu’en ce moment que le chef dévoile son projet de randonnée annoncé comme ‘Espace alpin reculé’, dans une région qu’il voulait garder jalousement pour lui et  ses compagnons.

Pas très rassurant, cette forte pluie sur le Chablais, mais comme si souvent, tout change pour le mieux au-delà  de Martigny.

Nous descendons du train à Gampel-Steg et prenons le bus quelques instants pour se diriger ensuite vers le téléphérique Gampel–Jeizinen.  Ils ont été prévenus, et une partie du groupe peut partir immédiatement dans la benne.  Nous y sommes accueillis en haut par la première averse et trouvons deux cafés près de l’arrivée pas encore ouverts (il est 08.35).  Mais le restaurant un peu plus haut fonctionne—heureusement.

L’épouse du chef nous a accompagné jusqu’ici, mais  diverge maintenant de son côté vers Bräntschen et Feschel, espérant trouver des adonis flamme ou annuel, mais pas chance cette fois-ci.  Nous autres montons un bon chemin dans une forêt de mélèzes le long du torrent, réjouissant de la partie bleu grandissante du ciel.

Vers 11h une pause à côté du dernier hameau, Stafel,  (2220m), atteignable en voiture avec autorisation spéciale.  La suite se passe sans sentier mais dans un terrain ouvert et fleuri, en ascendant le verrou qui soutien le bassin supérieure de ce vallon à environ 2450m.  Des moutons sont déjà aux alentours.

Pique-nique au bord du bisse de Fäsilalp

Pique-nique au bord du bisse de Fäsilalp

Nous pique-niquons longuement au bord d’un joli petit bisse, dominé par le Niwen (2769m).  Des nuages cumuliformes cachent tout sommet dépassant environ 3500m, mais autrement la visibilté est bonne.  Le rocher dominant est un paragneiss, quelques participants emportent des échantillons de marbre—ou pour une étude minéralogique plus poussée ou parce qu’il les trouvent beaux.  Cette fois je n’ai trouvé sur la moraine qu’un exemplaire du rare lychnis (ou viscaire) des alpes; l’année dernière il y en avait plusieurs.  Et aucune primevère hirsute ou à feuilles entières.  En cause: la sécheresse ou les moutons?

A 13h45 nous suivons une trace au bord du verrou vers l’est qui monte au col séparant notre vallon de celui infiniment plus important de la Lonza.  On fait la traversée du Schwarzhorn d’où l’on a la première vue sur le beau Lötschental avec sa succession de villages.

Puis la descente commence.  Une courte pente raide nous amène à un replat avec de belles touffes de rhododendrons ferrugineux parmi les cailloux granitiques.  Nous trouvons le sentier qui mène à Oberi Meiggu et son îlot fait à la main.

Ici nous apercevons les premiers autres êtres humains depuis Stafel, et le sentier devient chemin.  Goppenstein est mille mètres sous nos pieds et il y a partout des oeuvres solides pour retenir les avalanches, car la pente moyenne est autour de quarante degrés.  Mais la déclivité de notre chemin est des plus agréables jusqu’à Faldumalp où la deuxième averse nous donne juste le temps d’ouvrir le sac et mettre l’imperméable avant qu’elle ne s’éloigne vers le Bietschhorn.

Vers 1960m nous quittons le chemin pour nous engager sur un petit sentier en aval.  Combien de lacets y-a-t’il entre ce point et la traversée du Schluichgrabe?  J’aimerais bien le savoir.  Nous faisons une halte à mi-pente, et sommes néanmoins à la gare à 16h45.  Quoique raide, cette descente n‘était pas aussi dure que celle du Crêt de la Neige à Thoiry d’il y a un mois!

Trois quarts d’heure pour imbiber un liquide au restaurant d’en face, puis c’est le train de 17.37 qui nous transporte sans aucun changement à Morges, arrivée comme prévu à 20.11.

Qu’en pensez-vous, aurait-on dû garder le secret?

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