Chasseral (1607m)
(en traversée)
le samedi 21 octobre 2000
Temps de marche effectif: 6h (~12 km)
Altitude départ / max / arrivée: 885 / 1607 / 738 m
Conditions: Couche de stratus, limite supérieure vers 900m; bancs de nuages élevés au-dessus. Doux en altitude.
Rendez-vous: Gare de Morges pour le train de 07.16. Celui de Patrick quitte Lausanne à 07.10. Réunion à Neuchâtel.
Déroulement: Ceci était en remplacement de la randonnée à Emosson programmée pour le 30 septembre, annulée à cause de mauvais temps. Ensuite il y a eu les évènements catastrophiques du 15 et 16 octobre en Valais (Gondo, Stalden, Baltschieder, etc.). J’ai donc décidé de mettre le cap cette fois sur le bon vieux Jura.

Pique-nique à la crête de roches
Le car postal depuis Le Landeron nous pose à Nods (885m) à 08.48, et la course commence par une descente sur Le Cheval Blanc pour la mise in forme. Ayant manqué le sentier, probablement plus joli à suivre, nous montons d’un trait la piste de ski jusqu’à la Métairie de Nods à 1463m. Pause avec discussion des sommet déployés en rangs serrés du Wetterhorn au Mont Blanc, une légère brume compliquant leur identification. Prochaine étape, le point culminant et l’indissociable antenne polyvalente, vrai monument à l’âge des télécommunications. Au-delà du sommet quelques pins et épicéas enjolivent la crête mais n’arrivent pas complètement à nous abriter du petit vent frais qui vient, comme le soleil, du sud-est pendant que nous pique-niquons à 1530m, là où un sentier part à gauche.
Une heure plus tard nous suivons ce sentier dans le creux qui sépare le Chasseral de son petit, puis empruntons le dernier kilomètre de la route goudronnée menant de Nods à la Métairie de Morat. Il fait chaud de nouveau. Depuis la Métairie de Morat un excellent sentier descend doucement un vallon pendant plus de deux kilomètres pour aboutir au Prés des Auges à 1277m. Le poteau indicateur y est impressionnante, ayant peut-être servi une fois comme lampadaire à gaz dans quelque ville. Ici recommencent les forêts caduques, maintenant en grande toilette d’automne.
Nous faisons une petite boucle supplémentaire à la Corne (1333m) pour la vue sur le Vallon de St-Imier, et ça vaut la peine. Finalement la descente spectaculaire dans une gorge profonde, La Combe Grède. Le cheminement fut primé ‘sentier modèle année 2000’ par l’Association bernoise du Tourisme pédestre, et il mérite cette accolade. Il est large partout avec escaliers et aux endroits exposés des garde-fous et câbles, plus des échelles métalliques à trois reprises. Il est difficile de feindre ne pas voir la crusille pour son entretien. La partie raide est suivie de deux kilomètres toujours en forêt le long du torrent, pour la plupart à sec.

Echelle dans la Combe Grède
Malheur! Le seul café de Villeret est fermé. Nous montons dans le train régional de 15.35. Double malheur, le bistro à côté de la gare de Courtelary est lui aussi fermé! Il nous faut vite acheter quelque chose pendant le changement de train à Bienne. Arrivée sans autre incident à Morges à 17.42. J’ose croire que l’histoire des cafés ratés est la seule récrimination envers le chef pour cette randonnée improvisée.