Rothorn de Sigriswil (2050m)

le samedi 14 juillet 2001
Temps de marche effectif:
Altitude départ / max / arrivée: 1100 / 2050 / 800 m

Conditions:  Très peu de soleil, mais pas froid car peu de vent.  Assez bonne visibilité.  (Les photos furent prises lors de la reconnaissance en octobre 2000)

Rendez-vous:  Gare de Morges pour le train de 06.47.  Michel rejoint à Lausanne et nous montons dans  l’InterCity (nouvellement à deux étages) pour Berne.  Retrouvons Charlette à Thoune, venue via Spiez.

Déroulement:  Cette montagne est le point culminant de extérieure des chaînes préalpines alignées SW-NE au nord du lac de Thoune.  Hans, Joseph et moi avons fait la course en reconnaissance le 28 octobre 2000, une superbe journée d’automne quand nous sommes montés par Oberi Matte puis d’innombrables lacets jusqu’à la crête à Vorderer Schafläger au nord du Rothorn.  De là un petit sentier assez exposé contourne les falaises sommitales pour rejoindre la voie normale depuis le sud.

Aujourd’hui nous avons des billets pour Schwanden, et Hans nous avait recommandé de rester dans le bus jusqu’à Säge, un kilomètre plus loin.  Mais dans les hauts de Sigriswil il est là avec sa voiture pour arrêter le bus afin de nous dire de descendre quand même à Schwanden pour pouvoir y boire un café.  Il s’avère que Hans a retenu un cousin pour transporter la moitié du groupe de là jusqu’à Säge en voiture.  Merci infiniment!

Arête nord du Sigriswilrothorn avec le lac de Thoune et le Stockhorn

Arête nord du Sigriswilrothorn avec le lac de Thoune et le Stockhorn

La prévision du temps avait annoncé une dégradation l’après-midi.  Nous nous mettons en marche à 10h30, et l’objet principal étant d’atteindre le sommet dans de bonnes conditions, il faut renoncer à l’approche impressionnante via Vorderer Schafläger et de monter en biais le Sigriswilgrat par un excellent sentier en forêt entrecoupé de gazons, partant de Bodmi (1422m) pour aboutir à la crête vers 1725m.

Par les faiblesses des choses le chef avait pris place en queue de file.  Petites haltes là et au collet 1834m d’où l’on voit quelques grands sommets bernois.  Joseph et Charlette partent les premiers, et sont déjà au chalet d’Oberbergli quand Hans nous fait bifurquer à gauche dans les gazons fleuris du Merra.  Si cette avance leur a coûté la visite au ‘klein’ Rothorn, (2034m), elle leur a épargné une pénible navigation de lapiaz le long de l’arête.  Pendant un moment les deux sous-groupes se regardent depuis leurs sommets en chiens de faïence, puis nous décidons de traverser la selle pour aller déguster nos piques-niques au sommet principal. Il est 13h40.  Au contraire de notre visite précéd­ente, il y a peu de monde.

Parallèle à notre chaîne et distante de deux kilomètres est celle du Gemmenalphorn (2061m) avec l’antenne sur le Niederhorn (1932m), ce dernier accessible en téléphérique depuis Beatenberg.  Entre les chaînes pénètre le long vallon du Justistal avec quelques rares chalets.  Le versant en face de nous est une série de falaises montrant d’une manière saisissante les couches sédimentaires du jurassique.  Hans nous raconte qu’un sentier—le Bärenpfad—a été  façonné pour monter cette pente de 45° par la seule rampe sans mur vertical.

Au-delà de notre voisin les nuages commencent à tour­billonner, et vers Jura le ciel est devenu moins serein.

Joseph et Hans au sommet du Sigriswiler Rothorn

Joseph et Hans au sommet du Sigriswiler Rothorn

Hans annonce la possibilité de goûter et acheter du fromage d’alpage à Unterbergli sur notre voie de descente.  A 14h45 nous quittons le sommet parce que Michel, une soirée en perspective, veut prendre le bus partant de Sigriswil à 17.26 que je lui avait promis devrait être possible (mais c’était sans compter l’arrêt fromage et l’hospitalité du brave Hans).  A Unterbergli, comme les autres ne sont pas pressés (Maria et Jean-Daniel ont même l’intention de coucher quelque part dans la région pour repartir à pied dimanche), je décide d’accompagner Michel, laissant mes autres participants aux bons soins de Hans.  Pour nous, donc, les au-revoirs sont faites là, à 1676m, malgré que l’on parle déjà d’une bouteille de blanc. . .

Notre descente à deux sur Sigriswil est faramineuse: 65 minutes au lieu des 105 suggérés sur le poteau indicateur jaune, ce que nous laisse largement le temps à avaler une bonne et grosse bière.  Cette fois, pas de changement de bus à Gunten.

Les orages commencent après Berne et continue; nous espérons que nos ami(e)s la-haut ne tardent pas trop.

En l’occurrence, ils ont pris le bus (ainsi que les trains en correspondance) une heure après le nôtre.  Dimanche étant de nouveau pluvieux, Maria, Jean-Daniel et Hans sont allés au Musée de l’Habitat rural à Ballenberg.  Quelle excellente idée!

Laisser un commentaire