Vallon du Réchy

Crêt du Midi à Suen

le samedi 28 juillet 2001
Temps de marche effectif:  7h15 (15 km)
Altitude départ / fond / max / arrivée: 2330 / 2177 / 2725 /1439 m

Conditions:  Bonnes.  Chaud, sec, sans trop de soleil.

Rendez-vous:  Gare de Morges pour le train de 06.07 pour Lausanne où nous sommes rejoints par Muriel et Patricia.  Michel mont à Vevey, Charlette & Hubert à Aigle. Bienvenue à trois jeunes: Dominique, Michael et Muriel.  Et nous sommes heureux de retrouver Hubert entre nous  après une indisposition assez longue.

Déroulement:  La nuit était animée par éclairs de haut altitude, mais à l’aube ces orages s’éclipsent et le téléphone chez le chef reste muet.

Le train est à l’heure en arrivant à Sierre, ce qui  soulage le chef car le bus pour Vercorin part avec un battement de quatre minutes seulement.  Le chauffeur sert comme facteur pour les hameaux dans la montée, mais l’horaire en tient compte.  Pas d’attente pour le téléphérique (4fr50 demi-tarif), et nous sommes au Crêt du Midi à 9h.  Il paraît qu’une participante est descendue à la station intermédiaire de Sigeroula, mais étant athlétique elle a pu rattraper la benne en marche.

Il y a une légère brume et déjà de petites boules de cumulus se manifestent autour de quelques sommets.  La course commence—après bien sûr, le café du départ—par une douce descente d’une demi-heure dans un paysage  ouvert de bruyère, pins et quelques rochers appelé le Plan des Lués.  Les géologues parlent de permo-carbonifère métamorphique; de toute évidence le sol y est acide.  Comme ça nous arrivons au chemin qui mène de Sigeroula à la Tine vers 2280m, mais nous le quittons à 2200m pour traverser la Rèche par une passerelle de bois.  A droite la rivière tombe en cascades impressionnante (le Pichioc), et à gauche elle fait des méandres placides dans un marécage bien connu des biologistes, L’Ar du Tsan.  En fait, nous sommes ici sur le dernier gradin d’une série de ‘verroux’, c’est à dire des seuils de rocher dur retenant des replats alluviaux avec pelouses de caractère de plus en plus arctique à mesure que l’on monte le vallon.

Après une petite halte, nous entamons la montée le long de la partie ouest du verrou.  Une bifurcation à droite permet de traverser le Col du Cou (2528m) pour gagner le Val d’Hérens à Vernamiège ou Mase.  Mais après le raidillon sur le verrou nous avançons presque à plat en direction du sud sur des gazons.  Un nouveau petit arrêt vers la Gouille de Potoc (2468m), où on commence à se sentir vraiment en montagne avec de petites fleurs alpines comme ces jolies silènes de Suède.

Nous arrivons au Louché (le lac à 2567m) à midi moins le quart, et ça grouille de piétons.  Beaucoup sont certainement venus de la relativement récente Cabane de Becs de Bosson située à 2985m sur l’arête sud-ouest de la montagne homonyme.  A l’écart de la foule, nous nous installons parmi les blocs au bord de l’eau pour manger nos pique-niques, agrémenté par l’excellent rosé de Lutry apporté par Michel.

Une heure plus tard nous attaquons le verrou qui domine le Louché au sud pour voir le bassin supérieur du vallon, enfermé par la crête qui relie les Becs de Bosson, Les Pointes de Tsavolires et La Maya.  Nous nous attardons un moment sur une sommité à environ 2725m qui aurait du être le point culminant de la course, puis descendons un sentier sous le monolithe roux de La Maya (2915m) pour arriver au Pas de Lovégno (2695m).

La Maya du Pas de Lovégno

La Maya du Pas de Lovégno

Puisque nous sommes en avance sur notre horaire, huit participants reçoivent permission de monter au Becca de Lovégno (2821m), tandis que Christiane et le chef se contentent de les attendre sur un gros bloc en amont du col.  Il y a des édelweiss par là.

La descente sur Suen fait souffrir bien des jambes.  Malgré des arrêts à Luchelette (2390m), dans la clairière de Prabé (1944m), et l’examen de plusieurs espèces de champignon dans la forêt, nous pouvons langoureusement venir à bout des chopes de bière et panaché au café Bellevue avant l’arrivée du bus de 17.10 pour Sion.  Puis le train d’Italie a du retard, et pour finir nous arrivons à Morges à bord du suivant.  Il fait chaud!

Nouveaux membres potentiels, ne soyez pas découragés!  Bravo à chacun et à chacune.

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