Sex des Granges (2082m)

La Creusaz à Salvan

le samedi 8 septembre 2001
Temps de marche effectif:  6h (9 km)
Altitude départ / max / arrivée: 1777 / 2082 / 934  m

Conditions:  Le courant atmosphérique est du nord-est suivant le passage de plusieurs perturbations pluvieuses.  Pas mal de nuages lenticulaires en altitude, augmentant l’après-midi.  Morceaux de stratus moutonné en-dessous.  Température confortable, bonne visibilité.

Rendez-vous:  Gare de Morges et le train de 07.12 pour Lausanne où nous  trouvons les deux Christophes.  Michel monte à Vevey.

Déroulement:  Nous débarquons du ‘Mont-Blanc Express’ aux Marécottes à 09.03 et montons les 90m au télé pour La Creusaz.  Il n’y a plus de faveurs pour  détenteurs des abonnements CFF, mais ceux de l’AVS (dont nous sommes trois) paient sept francs pour la montée au lieu de dix.  Peu de monde encore à La Creusaz mais le café est heureusement ouvert.  Quel superbe parorama!  Un monsieur du lieu insiste que nous descendions par Van d’en Bas et la gorge du Dailley, récemment équipée pour piétons.

Nous nous mettons en route vers 10h et, après quelques petits errements, trouvons le chemin qui traverse la combe du Vélard.  Plusieurs fortes explosions résonnent mais leur provenance est indéterminée.  A 2002m nous quittons le chemin pour suivre un sentier capricieux qui file autour des piliers de granit dans le rapide versant sud-est, de sorte qu’il faut grimper bien plus que les 80m qui nous sépare arithmétiquement du sommet.  Pourtant, nous y sommes vers 11h10, et c’est vraiment un bon belvédère.

Quand un gros nuage vient cacher le soleil, un courant frisquet nous incite à descendre un peu pour pique-niquer.  Le départ, désigné par un poteau indicateur, est dans une caillasse raide, mais le tracé reste évident.  Nous mangeons à midi juste avant de pénétrer la forêt à 1820m.  André se plaint qu’il n’y a pas assez d’espace plat pour sa sieste, néanmoins il procède à en faire.

Il faut dire que sur toute cette traversée dans un terrain extrêmement pentu, le sentier est bien entretenu.  Il  me semble y avoir beaucoup plus de chaînes à tenir que quand je suis passé en 1997.  Toutefois, pendant la descente dans la forêt, le sol, toujours humide, peut être traître (racines et rochers affleurants); prudence y est mère de sûreté.  En faisant une petite glissade, Dominique a légèrement tiré un muscle du genou mais, je l’espère, sans conséquence.  Christophe L, lui, tire profit de cette humidité par une récolte de champignons.  Quant aux myrtilles annoncée, eh bien, elles semblent être moins abondantes cette année.

Au pied de cette pente très raide, au lieu dit Col de  Matze (1367m), nous tombons sur l’ancien chemin entre Granges et le Vallon de Van, et décidons de suivre les conseils du monsieur à la Creusaz.  Nous prenons donc le sentier pour Van d’en Bas, et à côté du pont sur la Salanfe
nous voyons des flèches indiquant la gorge.  Ce parcours est trop neuf pour figurer sur mes cartes (d’ailleurs l’endroit se trouve sur le coin de quatre cartes différentes au 1/25,000).  Chapeau aux gens des Granges pour avoir conçu et réalisé sur une base bénévole cette série de plateformes et escaliers en métal qui permettent d’admirer les cascades quasiment verticales!

Nous n’allons pas tout en bas par peur de devoir remonter, mais je pense que c’est une erreur car nous ne trouvons aucun tournant pour les marmites glacières sur la Tête des Crêtes.  Il est, je crois, sur un autre sentier—justement plus en aval.

Le sentier que nous prenons est didactique, comme partout de notre temps (et tant mieux).  Passant par le  village des Granges, nous  arrivons à la gare de Salvan vers 15h10.  Cette descente de 1200m que nous venons de faire sert à aiguiser l’appétit Eddy pour une prolongation, et il demande à descendre le chemin muletier à multiples lacets jusqu’à Vernayaz.  Comme notre train est à 16.02 seulement, il est sûr de pouvoir le prendre en bas.  Ainsi nous ne sommes que sept autour d’une table à l’Hôtel de l’Union à  Salvan.   Oui, Eddy est bien là sur le quai de gare à Vernayaz.  Il me semble que tous sont rentrés contents de leur journée.  Merci encore.

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