Les Gorges de l’Orbe
Le Day à Orbe via Les Clées
le samedi 20 octobre 2001
Temps de marche effectif: 4h (12 km)
Altitude départ / max / arrivée: 787 / 787 / 472 m
Conditions: Une situation de föhn mais masquée par un brouillard frais le matin. Pas mal de soleil après une légère averse en début d’après-midi.
Rendez-vous: Gare de Morges et le train de 8.24 pour Renens, puis correspondance pour Le Day, arrivée 09.15.
Déroulement: Petite déception: le café près de la gare du Day est vraisemblablement en réfection. On descend donc vers le Saut du Day que l’on admire un moment depuis un gros bloc erratique. Puis par un tunnel sous la cascade nous passons sur la rive gauche et engageons la vitesse de croisière. Entre notre sentier et la falaise à gauche court un canal d’élevage (de quoi? on n’y voit rien).
Après un kilomètre nous trouvons une maison qui peut servir comme buvette à la bonne saison, et puis qu’il y a une passerelle nous changeons de rive. Le sentier est bon, plus ou moins plat et pas trop boueux. Plus loin il passe par quatre tunnels (les personnes bien bâties y ont intérêt à se courber tant soit peu).
Il n’est que 11h et nous sommes déjà aux Clées; le brouillard se dissipe et le soleil perce les nuages d’altitude. Nous montons au jardin du château d’où l’on jouit d’une vue sur le paysage, chose assez rare dans ces endroits. Tout est remarquablement propre en ordre. Une ‘pierre de sabot’ se trouve au bord de l’allée (certainement récuperé d’ailleurs, étant donné que ce chemin est privé). Au moment où nous allons partir chercher le restaurant une famille arrive, et le monsieur qui nous prenons pour le propriétaire du château nous fournit des renseignements intéressantes.‘Au revoir’ à Patrick et entrée à l’Auberge de la Croix Blanche, gérée, comme il fallait, par Monsieur et Madame Schweizer. Théo Schweizer avait annoncé pour notre menu la ‘crépinette de pieds de cochons’; en annonçant notre intention de passer, j’avais retenu seulement qu’il s’agissait pattes porcines, lesquelles ne semblaient pas ravir la plupart de mes compagnons qui ont opté pour du poulet. En fait, les crépinettes commandées par André et moi-même s’avérèrent délicieuses. Tout comme la terrine qui précéda et le dessert qui suivit. La dernière de mes dix ans de randonnées méritait quelque chose d’un peu spécial comme ce menu gastronomique.
Ayant suivi en automne 1991 le premier cours en français du CAS pour chefs de randonnée en moyenne montagne, j’ai eu ensuite le privilège et le plaisir de mener quarante de ces courses pour la Sous-section. Seulement trois projets ont été annulés à cause de mauvais temps et/ou manque d’inscriptions. Je suis pleinement reconnaissant à chacun et chacune pour leur encouragement. A la fin de notre déjeuner aux Clées j’ai profité de l’occasion pour transmettre un petit cadeau aux deux plus fidèles participants: André qui a fait 30 courses avec moi, et Joseph 26 (après coup j’ai réalisé qn’en fait son total est de 27 car il m’avait accompagné l’année dernière avec Hans Grossglauser en reconnaissance au Sigriswiler Rothorn).
Nous poursuivons notre itinéraire dès 14h, d’abord sur la route de Bretonnières puis le chemin de la rive droite de la rivière. C’est à ce moment qu’une petite pluie nous incite à prendre diverses précautions, mais elle cesse vite et le soleil brille à travers la hêtraie aux alentours d’Agiez. Nous sommes à Orbe un peu avant 16h. Le train navette pour Chavornay part à 16.31, ce qui nous donne juste le temps de déguster la traditionnelle dôle blanche.
Une dernière fois, merci. Les randonnées se poursuivront de plus belle l’année prochaine avec Christiane et Roland, à qui je formule mes voeux les plus sincères pour bien des excursions belles et enrichissantes.